Christine Le Nabour et Laurent Guerleau au JT de l’Éducation sur SQOOL TV
Vendredi 23 janvier 2026, le Grand JT de l’Éducation diffusé sur SQOOL TV a consacré près de vingt minutes à un sujet longtemps marginalisé dans le débat public : la résidence alternée après séparation.
Pour la première fois, Christine Le Nabour, députée et co-autrice de la proposition de loi n°819, est intervenue à la télévision nationale sur ce sujet, aux côtés de Laurent Guerleau, colisiter du collectif Défendre les enfants et membre de l’association Egalité Parentale.
Cette séquence marque une étape politique et médiatique importante, un an jour pour jour après le dépôt de la PPL 819 à l’Assemblée nationale.
LIEN DIRECT VERS L’INTERVIEW : https://youtu.be/Hci3zv-fNkc
Un an après la PPL 819 : un contexte politique en pleine évolution
Déposée en janvier 2025, la proposition de loi n°819 vise à inscrire clairement dans le droit français un principe de continuité du lien parental, en faisant de la résidence alternée la solution de référence lorsqu’aucun élément grave ne s’y oppose, et toujours dans l’intérêt supérieur de l’enfant.
Dans une tribune publiée le 12 janvier 2026, le collectif Défendre les enfants rappelait que, un an après, cette proposition avait permis de faire émerger enfin le sujet dans le débat public, malgré de fortes résistances institutionnelles et idéologiques.
👉 « La résidence alternée s’impose enfin dans le débat public » (Tribune – Défendre les enfants).
C’est dans ce contexte précis que s’inscrit l’intervention sur SQOOL TV : un moment de pédagogie, de clarification et de responsabilisation politique.

« L’intérêt de l’enfant, ce n’est pas un slogan » – Les mots de Christine Le Nabour
Dès le début de l’interview, Christine Le Nabour rappelle le fondement juridique et humain de la proposition de loi :
« L’intérêt supérieur de l’enfant doit primer sur toute autre considération. Ce n’est pas un slogan, c’est une obligation. »
Elle souligne un paradoxe français :
« Aujourd’hui, en France, seuls environ 12 % des enfants de parents séparés bénéficient d’une résidence alternée, alors que dans de nombreux pays européens, on est entre 30 et 45 %. »
Pour la députée, cette situation n’est pas le fruit du hasard mais celui d’habitudes judiciaires et culturelles :
« La loi actuelle permet déjà la résidence alternée, mais dans les faits, elle n’est pas appliquée de manière équilibrée. »
Elle insiste sur le fait que la PPL 819 ne nie en rien les situations de violence ou de danger, souvent brandies pour disqualifier le débat :
« Évidemment que les situations de violences conjugales ou de danger pour l’enfant doivent être des exceptions absolues. Personne ne remet cela en cause. »
Mais elle alerte sur les effets délétères d’un éloignement injustifié d’un parent :
« On sait aujourd’hui, études à l’appui, que lorsqu’un enfant perd un lien régulier avec l’un de ses parents, cela a des conséquences sur sa stabilité émotionnelle, sa scolarité et sa construction. »

Laurent Guerleau : « Ce débat, ce sont les enfants qui l’ont déjà tranché »
Aux côtés de la députée, Laurent Guerleau apporte la voix du terrain, celle des familles et des enfants concernés.
Il rappelle un chiffre clé :
« Les travaux internationaux montrent qu’un enfant a besoin d’un temps significatif avec chacun de ses parents, au minimum 30 %, pour maintenir un lien réel et structurant. »
Il dénonce une vision idéologique du débat :
« On oppose encore trop souvent les parents entre eux, comme s’il fallait choisir un camp. Or les enfants, eux, ne demandent pas ça. »
Et insiste sur la nécessité de sortir des caricatures :
« La résidence alternée, ce n’est pas du 50/50 mathématique imposé à tout le monde. C’est un principe d’équilibre, adapté à chaque situation, sous le contrôle du juge. »
S’appuyant sur des exemples étrangers, notamment belges, il souligne :
« Dans les pays qui ont fait évoluer leur législation, on observe moins de conflits judiciaires et plus de coparentalité apaisée. »

Boris Cyrulnik et les figures d’attachement : un appui scientifique central
Au cours de l’échange, Laurent Guerleau s’appuie explicitement sur les travaux du neuropsychiatre Boris Cyrulnik, figure majeure de la psychologie de l’enfant et de la résilience, pour rappeler que la science a largement dépassé une vision réductrice de l’attachement.
Il souligne que les recherches contemporaines démontrent l’existence de figures d’attachement plurielles, et non d’un unique parent de référence :
« Aujourd’hui, les travaux scientifiques montrent clairement que pour maintenir une relation d’attachement stable, il faut un temps d’investissement relationnel suffisant, supérieur à 30 %. »
Cette référence à Boris Cyrulnik permet de replacer la résidence alternée dans une logique de développement affectif et neurologique, et non dans une revendication idéologique. Selon cette approche, la rupture prolongée avec l’un des parents constitue un facteur de vulnérabilité émotionnelle, tandis que la continuité des liens favorise la sécurité affective, la résilience et la réussite scolaire. En citant Cyrulnik, Laurent Guerleau rappelle que la résidence alternée est avant tout une mesure de prévention des traumatismes, fondée sur des données scientifiques largement documentées, et non une expérimentation sociale hasardeuse.
En savoir plus : Reconnaissance de la garde alternée : «Un enfant a besoin de ses deux parents pour se construire !»

Source : Justice Familiale – Conseils et droits des enfants
Barbara Régent et les « Avocats de la paix » : un soutien juridique structurant à la PPL 819
En conclusion de l’entretien, Christine Le Nabour tient à souligner le soutien croissant du monde juridique à la proposition de loi n°819, en citant explicitement Maître Barbara Régent, avocate engagée et cofondatrice du collectif Les Avocats de la Paix.
La députée insiste sur l’importance de cette rencontre, qui a contribué à faire évoluer le vocabulaire et l’approche du texte :
« Elles nous ont aidés à changer notre manière de parler : on ne parle plus d’autorité parentale, mais de responsabilité parentale, et de temps de résidence de l’enfant. »
Cette position des Avocats de la Paix, clairement favorable à la PPL 819, est déterminante : elle montre que la réforme proposée s’inscrit pleinement dans une vision humaniste du droit, visant à apaiser les conflits plutôt qu’à les nourrir. En mettant l’accent sur la responsabilité parentale partagée et sur les besoins concrets de l’enfant, Barbara Régent et ses consœurs défendent une justice familiale moins contentieuse, plus préventive et plus protectrice, alignée avec l’intérêt supérieur de l’enfant. Ce soutien juridique vient ainsi consolider la crédibilité institutionnelle de la PPL 819 et démontrer qu’elle répond à une attente réelle du terrain judiciaire.
En savoir plus : Post | LinkedIn Barbara Régent
Un message clair aux institutions : sortir des postures, regarder la réalité
Tout au long de l’échange, un message commun se dégage :
👉 la résidence alternée n’est ni une idéologie ni une revendication corporatiste, mais une réponse pragmatique à une réalité sociale massive.
Christine Le Nabour conclut sur la responsabilité politique :
« Le rôle du législateur, c’est d’anticiper, de protéger, et de s’appuyer sur les données objectives, pas sur des peurs. »

Appel à diffusion : un moment clé à relayer massivement
Cette première intervention télévisée de la députée Christine Le Nabour sur la résidence alternée constitue un jalon essentiel dans la reconnaissance politique du sujet.
👉 Nous appelons l’ensemble des parlementaires, des journalistes, des rédactions, des acteurs du monde éducatif, juridique et associatif à :
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visionner cette séquence,
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relayer largement ses extraits,
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s’appuyer sur ces éléments factuels dans le débat public,
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et contribuer à une réflexion dépassionnée, centrée sur les droits et les besoins des enfants.


