En l’espace de quelques jours, La Provence a consacré deux articles majeurs à la proposition de loi n°819 visant à instaurer une présomption de résidence alternée en cas de séparation parentale. Une double actualité médiatique qui confirme que le sujet, loin d’être marginal, touche aujourd’hui un nombre croissant de familles et interroge en profondeur le fonctionnement de la justice familiale.
Deux articles, une même réalité : le temps de l’enfant
Dans son premier article, « Le temps perdu, on ne pourra pas le rattraper » : ces pères qui voudraient la résidence alternée par principe, La Provence donne la parole à des pères engagés dans des procédures longues, coûteuses et éprouvantes. Derrière les témoignages, un constat revient avec force : le temps judiciaire n’est pas le temps de l’enfant.
Chaque mois de procédure est un mois de lien fragilisé, parfois irrémédiablement.

Le second article, Proposition de loi sur la résidence alternée : un an après, “le sujet peine à avancer”, élargit la focale. Il rappelle que, malgré plus d’une centaine de signatures de députés, le texte reste enlisé, faute d’inscription à l’ordre du jour parlementaire. Les soutiens de la proposition de loi dénoncent une inertie politique alors même que les dysfonctionnements du système actuel sont largement documentés.

Ce que propose réellement la loi n°819
Contrairement à certaines idées reçues, la proposition de loi n°819 n’instaure ni une garde automatique ni une obligation rigide. Elle pose un principe simple :
En cas de désaccord parental, la résidence alternée devient la solution proposée par défaut, sauf si elle est contraire à l’intérêt supérieur de l’enfant.
Autrement dit, il s’agit d’un changement de méthode, pas d’un modèle unique imposé. Le juge conserve pleinement son pouvoir d’appréciation, mais il part d’un cadre favorisant la coparentalité et la continuité affective.
Pour répondre aux nombreuses interrogations et aux contre-vérités qui circulent, une foire aux questions complète et documentée est disponible. Elle aborde notamment :
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la prise en compte des violences intrafamiliales,
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l’âge des enfants,
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la distance géographique,
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le rôle du juge,
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les comparaisons internationales.
👉 FAQ – Proposition de loi n°819 :
https://defendre-les-enfants.eu/publications/20250512-foire-aux-questions-faq-proposition-de-loi-819/

Une mobilisation qui dépasse les cercles militants
Autre point mis en lumière indirectement par La Provence : la dynamique de soutien autour de la proposition de loi. Députés, élus locaux, professionnels de l’enfance, juristes, personnalités publiques… les appuis se multiplient, convaincus que l’enjeu dépasse les clivages idéologiques.
L’appel à mobilisation lancé par le collectif Défendre les enfants vise précisément à sortir le débat du face-à-face parents contre parents, pour recentrer la discussion sur les besoins fondamentaux de l’enfant : stabilité, continuité, présence réelle de ses deux parents.
👉 Soutiens publics et appel aux personnalités :
https://defendre-les-enfants.eu/communiques-presse/20250605-mobilisation-pour-la-proposition-de-loi-819-sollicitez-les-personnalites-publiques/

Une fenêtre médiatique à ne pas refermer
En consacrant coup sur coup deux articles fouillés à la proposition de loi n°819, La Provence joue pleinement son rôle : mettre en lumière une réalité sociale largement vécue, mais encore trop peu entendue politiquement.
Cette double actualité crée une fenêtre d’opportunité rare pour faire avancer le débat, informer le grand public et rappeler que, dans les séparations conflictuelles, ce sont toujours les enfants qui paient le prix du statu quo.

La question n’est plus de savoir si le sujet divise, mais combien de temps encore la société acceptera que l’absence de cadre clair produise autant de souffrances évitables.
–Mise à jour le 6 février 2026–
Finalement, ce n’est pas 2 mais 3 articles le même jour !

–Mise à jour le 6 février 2026–
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