Parution des conclusions de la VIIe Conférence internationale sur la parentalité partagée (ICSP)

Un tournant décisif en faveur d’approches équilibrées et centrées sur l’enfant

La publication officielle des conclusions de la VIIe Conférence internationale sur la parentalité partagée (ICSP), tenue à Lisbonne, marque une étape majeure dans le débat européen et international sur la parentalité après séparation.

Organisée sous l’égide du CIRA (Council of International Research on Children and Shared Parenting), cette conférence a réuni chercheurs, magistrats, professionnels de l’enfance, responsables politiques et représentants d’associations venus de nombreux pays.

Les conclusions complètes sont disponibles ici : https://lisbon-2025.org/fr/22294-2/

Pour le collectif Défendre les enfants, à l’initiative en France de la Proposition de loi n°819 sur la Résidence Alternée, ces conclusions constituent un signal fort : le consensus scientifique et institutionnel en faveur d’une parentalité partagée équilibrée se consolide.


Le CIRA : un réseau scientifique international structurant

Le CIRA (Council of International Research on Children and Shared Parenting) est un réseau international dédié à la recherche scientifique et à la promotion de politiques publiques fondées sur des données probantes en matière de parentalité après séparation.

Présentation officielle : https://www.twohomes.org/fr/organisation/

Ses missions principales :

  • promouvoir la recherche scientifique rigoureuse sur la séparation familiale,

  • favoriser des politiques centrées sur l’enfant,

  • soutenir la responsabilité parentale partagée,

  • dépasser les débats idéologiques au profit d’analyses factuelles.

À travers ses conférences internationales successives, le CIRA contribue à structurer un consensus scientifique mondial sur la question de la garde des enfants après séparation.

On notera la prise de position du CIRA en 2017 : Garde alternée: lettre ouverte à François de Rugy et aux députés


L’objectif de la Conférence de Lisbonne : dépasser les clivages

La VIIe ICSP s’est donnée un objectif clair : sortir des oppositions polarisées pour adopter des approches intégrées, équilibrées et fondées sur les preuves scientifiques.

La conférence a travaillé notamment sur :

  • la protection des enfants dans les contextes conflictuels,

  • l’évaluation des modèles de résidence,

  • la réduction des conflits parentaux,

  • l’inclusion des enfants ayant des besoins spécifiques,

  • l’intégrité scientifique dans l’élaboration des politiques familiales.

Le message central est sans ambiguïté : protéger les enfants implique de préserver leurs liens familiaux tout en garantissant leur sécurité.


Des conclusions fortes en faveur de la garde partagée encadrée

Les conclusions publiées à Lisbonne sont particulièrement explicites :

« La VIIe Conférence internationale sur la séparation des familles (ICSP), qui s’est tenue à Lisbonne, a conclu par un appel pressant à des approches intégrées, équilibrées et centrées sur l’enfant. Protéger les enfants exige de dépasser les débats polarisés et d’adopter des politiques fondées sur des données probantes qui garantissent leur sécurité, préservent les liens familiaux et promeuvent la responsabilité parentale partagée.

La conférence a réaffirmé que la garde partagée, lorsqu’elle est correctement encadrée, offre des avantages considérables : un meilleur bien-être de l’enfant, des familles plus résilientes, une réduction des conflits et une répartition plus équitable des responsabilités parentales. Appuyée par des systèmes de protection solides, des pratiques inclusives pour les enfants ayant des besoins particuliers et un engagement envers l’intégrité scientifique, la garde partagée demeure une pierre angulaire pour des familles plus saines et des sociétés plus justes. »

Ces conclusions consacrent plusieurs points essentiels :

✔ Un meilleur bien-être des enfants

Les données scientifiques convergent vers un bénéfice global lorsque la garde partagée est adaptée aux situations familiales.

✔ Une réduction des conflits

La responsabilité partagée favorise la coopération parentale et limite les logiques d’exclusion.

✔ Une répartition plus équitable des responsabilités

Elle contribue à renforcer l’égalité parentale et la coresponsabilité éducative.

La garde partagée n’est pas présentée comme un dogme, mais comme un modèle structurant lorsqu’il est correctement encadré par des systèmes de protection solides.


La carte européenne de la garde partagée : une dynamique continentale

Le CIRA publie également un panorama européen de la garde partagée : https://www.twohomes.org/fr/bilan-europeen-de-la-garde-partagee/

Cette carte montre une évolution significative :

  • plusieurs pays ont introduit des présomptions légales en faveur du partage du temps parental,

  • d’autres ont renforcé l’égalité parentale dans leurs codes civils,

  • la garde partagée devient progressivement une référence en Europe.

La dynamique est claire : la parentalité partagée s’inscrit dans une évolution structurelle du droit de la famille européen.


Une résonance forte en France : la PPL 819

Pour la France, ces conclusions trouvent un écho particulier.

La Proposition de loi n°819 sur la Résidence Alternée, portée à l’initiative du collectif Défendre les enfants, s’inscrit pleinement dans cette dynamique internationale.

Sa FAQ, désormais cosignée par plus de 120 parlementaires, constitue un record inédit sur ce sujet en France. Ce soutien transpartisan illustre l’évolution du débat et la reconnaissance croissante de la nécessité d’une clarification législative.

La PPL 819 vise notamment à :

  • inscrire plus clairement la résidence alternée comme modalité de référence,

  • sécuriser juridiquement son application,

  • garantir que chaque décision reste guidée par l’intérêt concret de l’enfant.

Les conclusions de Lisbonne renforcent cette orientation : la France ne serait pas isolée, mais pleinement alignée avec une évolution européenne et scientifique robuste.


Une étape structurante pour l’avenir

La publication des conclusions de la VIIe ICSP n’est pas un simple document académique.

Elle constitue :

  • un appel à la responsabilité politique,

  • une consolidation du consensus scientifique,

  • une validation internationale de la parentalité partagée encadrée.

Dans un contexte où le débat public peut parfois se polariser, Lisbonne 2025 rappelle une exigence simple et fondamentale :

les politiques familiales doivent être guidées par les données probantes, la protection des enfants et la responsabilité parentale partagée.

Pour le collectif Défendre les enfants, cette parution représente une étape déterminante.
La dynamique européenne est en marche.
Il appartient désormais à la France de poursuivre cette évolution au service des enfants, de leurs deux parents et d’une société plus équilibrée.

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